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Mass Gaming

Sucker Punch

13 Août 2011 , Rédigé par Mass gaming - Lord[A]drae Publié dans #Cinéma


Salut à tous, c’est Lord[A]drae, de retour pour vous jouer un mauvais tour ! Me voici revenu de vacances, pendant lesquelles j’ai pu voir divers films dont je ferai les avis. Je vais commencer par Sucker Punch.

 

 http://www.w3sh.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/sucker-punch.jpg

 

Ce film suit donc la vie de Babydoll. L’intro du film, très classe, sans voix, nous narre le background de la jeune fille perdant sa mère, et restant avec sa sœur aux mains de son beau-père, n’ayant d’yeux que pour l’héritage, qui revient aux deux filles. Lors d’une crise du beau-père, Babydoll tue accidentellement sa sœur, suite à cela le beau-père l’envoie dans un asile psychiatrique où il corrompt un docteur pour faire oublier à la demoiselle tous ses souvenirs. S’ensuit alors pour Babydoll une lutte pour échapper à ce terrible et infernal piège. C’est là qu’intervient le concept original du film : une mise en abyme (tous à vos cours de français). L’héroïne (pas la drogue hein) s’imagine un univers parallèle tout aussi cruel que l’hôpital psychiatrique, qui la place dans un bordel. Son imagination étant foisonnante, elle s’invente une quête épique pour trouver une issue, constituée de mini-missions dans un univers de science-fiction-post-apocalyptique-fantasy (et oui ça fait beaucoup), durant lesquelles elle doit récupérer des objets qui existent dans le monde réel. Ces mini-missions interviennent lorsqu’elle danse, elle accapare alors l’attention des clients, pendant que ses collègues s’emparent des objets.

Cette manière de raconter des moments qui pourraient être moins excitant, est très intéressante. Ce concept original constitue le gros point fort du film, mais n’est malheureusement pas assez exploité. En effet on aurait aimé des hallucinations moins « quête de donjon et dragon », où la plupart du temps on assiste plutôt à un massacre irréaliste de hordes d’ennemis ayant le Q.I. et la capacité de réaction d’une huître tétraplégique lobotomisée. Les missions sont courtes et simples, avec cette agaçante impression que même les vétérans de guerre sont des incapables face aux nénettes qui empoignent pour la première fois une arme. C’est un peu « Maman j’ai raté l’avion » façon gunfight et grande ampleur.

Le jeu des acteurs n’est pas transcendantale, mais est rattrapé par les physiques pour le moins avantageux des demoiselles, et cet air de petite écolière innocente de Babydoll, interprétée par une actrice magnifique, dont le visage angélique va à merveille avec le personnage, ne laissera de marbre aucun mâle censé sur cette planète. J’ai cependant remarqué une incohérence titanesque, que je qualifierais de double personnalité, mais dont la faute revient au réalisateur. En effet, Babydoll est au début une jeune fille détruite, terrifiée par le monde ténébreux qui l’entoure, comme une poupée de chiffon prise dans un engrenage géant. Mais elle passe en quelques minutes (véridique) du petit chaton muet au fauve surarmé, tenant tête aux méchants pas beaux. C’est assez décevant, et j’avoue ne pas comprendre ce choix.

Non contente d’être une jeune actrice gâtée par la nature, l’interprète de Babydoll est dotée d’une magnifique voix constituant en partie la bande-son délicieusement épique, formée de reprises notamment des Beatles ou de Marylin Manson. La musique donne une classe épique à certaines scènes déjà très bien. Du côté de la bande-son donc, c’est juste sublime.

Du côté du scénario, rien de neuf, c’est du revu et réchauffé. Malgré tout, on ne s’ennui à aucun moment, et la légère perturbation créée par la mise en abyme donne un vent de fraîcheur à tout cela. Quelques incohérences par ci par là, mais rien de méchant, il faut rester dans l’esprit « conte pour adulte ». On regrette cependant l’espèce de message pseudo-philosophique que nous sert le réalisateur, offerte par une voix off au tout début et à la toute fin du film, on aurait pu s’en passer, c’est vraiment l’élément de trop.

Pour finir, du côté de la caméra et de la mise en scène, c’est parfois assez brouillon, certains gros plans peuvent tuer l’ambiance à de rares moments, mais ça reste très correct. Mention spéciale aux ralentis magnifiques, d’une rare classe. Un délice visuel.

 

La critique est un peu longue, mais je tenais à développer compte-tenu de l’armée de groupies que je me prépare à affronter (notamment au niveau du « msg filosofiq trp profon »). Je ne vais pas le cacher, je m’attendais à mieux, il y a de bons comme de mauvais éléments, et un concept intéressant. Une ode aux rêveurs donc, à conditions que ces derniers n’aient rien à faire, ou lors d’un lendemain difficile où il ne faut pas trop réfléchir. Malgré certaines scènes exceptionnelles, je préfère retourner à mes propres rêveries …

 

 

6/10

 

Voici deux petites musiques de la B.O. :

 

 

Lord[A]drae

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Georges 15/08/2011 23:54


C'est pas faux ^^


Lord[A]drae 13/08/2011 19:46


Veuillez m'excuser, je corrige ça tout de suite.
J'ai trouvé que le rythme du film était déjà complètement détruit par les séquences de rêves trop "simples", le mix entre ultra-action et les moments plus cool est assez mal géré, donc un ralentis
ne gène en rien le rythme, pour moi.


Georges 13/08/2011 15:09


"elle soit récupérer des objets qui existent dans le monde réel." Petite faute de frappe ^^

Assez d'accord avec la critique sauf que j'ai trouvé que les ralentis cassaient un peu trop le rythme ...


Lord[A]drae 13/08/2011 14:44


C'est notamment à ça que je fais référence en parlant des ralentis


Suicide-snake 13/08/2011 14:37


J'aimerais donner une mention spéciale au combat contre les robots dans le train qui est juste magnifique