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Mass Gaming

[Critique] Red State

31 Octobre 2011 , Rédigé par Mass gaming Publié dans #Cinéma

Pour ceux qui lisent les articles de Massgaming, c’est-à-dire les rédacteurs entre eux, leurs familles, et leurs amis qu’ils ont payés, et bien, vous avez peut-être lu que j’attendais le prochain film de Kevin Smith, Red State.  Maintenant, j’attendais Kevin Smith au tournant, après nous avoir mis le chiant Top Cops sous le nez pour ramasser des fonds pour faire Red State, on pouvait que se dire « Si il le loupe, ça va chier. »

 

red-state-affiche-2.JPG

 

Bon, déjà, je vous préviens, ce n’est pas vraiment un film d’horreur, mais plutôt un thriller sanglant. Pas beaucoup sanglant. Mais vous ne pouvez pas le regarder avec votre mère.  Commençons rapidement, le sypnosis est simple : Trois jeunes lycéens trainent sur des sites de rencontres pour, soyons honnêtes, se faire des filles facilement, et ça tombe bien puisqu’elles sont d’accords, mais elles habitent loin… Coup de chance, une femme qui pourrait être leur mère (38 ans) habite dans la même ville, et apparemment, c’est ok pour s’envoyer en l’air… Et à 4 (les trois gars + elle = 4). Donc, nos amis fêtards  foncent tout droit vers la destination gang bang (ça va nous rapporter des vues via google ça ! ) . Mais problème qui arrive, c’est un piège. Un piège qui fait que les héros du film se retrouvent séquestrés par des fanatiques religieux chrétiens. Une famille (oui, ils sont tous de la même famille.) dirigée par Abin Cooper (Michael Parks, qui a reçu un prix pour ce rôle.) qui lutte contre tous les péchés, surtout d’ordre sexuel, puisque on les voit dès le début du film dire qu’un homosexuel n’a pas le droit à un enterrement. Des gens bourrés de bonté donc.  On va donc suivre nos trois amis dans leur aventure instructive, mais tout ça change assez rapidement de point de vue, lequel je vous garderai secret.

 

Déjà, ce film de la part de Kevin Smith… Je m’y attendais pas. Alors, en se replaçant dans le contexte, on découvre qu’un vieux chrétien conservateur de l’autre côté de l’Atlantique est aussi anti gay que le Pasteur Cooper, et donc, la, tout de suite on comprend que le film prend un virage vers le film dénonçant un fait réel. Kevin Smith qui fait ça ? Ok, ce sera pas Clerks ou Dogma, ni Chasing Amy/Méprises multiples, mais peut-être un mélange de tout ça ? Et c’est un peu l’idée. Les branleurs de Clerks, la religion de Dogma, et la presque maturité de méprises multiples, pour le coup, ça devient de la vraie maturité.

 

Bon, en partant de l’idée que c’est un film d’horreur, l’important, c’est quand même les acteurs, et le casting est , pour une fois, moins prestigieux, malgré la présence de Melissa Leo, qu’on a tous eu envie de massacrer dans The Fighter (et qui lui a valu un Oscar) pour son rôle de maman de Mark Whalberg et Christian Bale, on a aussi Michael Parks (Kill bill, Planete terreur…)  moins connu, parce qu’enchainant les seconds rôles, mais vraiment bon dans ce film, on peut rajouter John Goodman, ensuite parait que Michael Angarano (Les seigneurs de dogtown) commence à être connu… m’enfin, on y est pas encore, puis la petite Kerry Bische qui a été… Disons beaucoup mise en avant par la presse lorsque les premières photos du film étaient disponibles, faut dire qu’elle joue pas trop mal. C’est sûr, c’est pas le même niveau (de célébrité) que Matt Damon, Casey Affleck, Ben Affleck, Jason Lee, Seth Rogen, Bruce Willis, même Sean William Scott… Et j’en passe énormément.  


Et toute cette petite bande joue bien… Du moins, les trois jeunes sont bons, et c’est tout le temps le cas, quand ils partent pour se faire la femme, autant après quand ils sont plus ou moins séquestrés. Pareil pour Michael Parks, jouant le pasteur, lui aussi est toujours génial, entre la douceur, et le fanatisme. Pour Kerry Bische et Melissa Leo, c’est une autre histoire, on les voit moins… Kerry qui joue Cheyenne apparait vraiment au bout de 40 minutes de film, et sa mère (Melissa Leo) n’a pas une très grande importance.  Mais, d’habitude, on voit toujours un  acteur qui déconne dans tout le pot-pourri, la pour le coup, l’ensemble est vraiment bon a regardé. Prenez les un par un, et je ne sais pas si la même chose en sortira.

Pour rajouter au jeu correct, la réalisation de Kevin Smith casse pas non plus trois pattes à un canard, mais elle a le don d’être efficace.  Avec des gros plans de face lorsque les héros se mettent à courir pour échapper à cette bande de psychopathes fanatiques, ou d’autre sur le chef de fanatique pour bien insister sur le discours qu’il prononce, et tout ça donne un très bon rythme au film, autant aux scènes d’actions qu’aux scènes d’expositions comme celle ou le méchant pasteur Cooper expose sa vision à propos de la société.

La réalisation accentue donc bien toutes les scènes, et surtout les scènes d’action. Elles ne sont pas nombreuses, mais les effets pour tout ce qui est fusillade sont vraiment super sympa.  Pas dégueulasse, pas gore, pas géniaux, mais juste sympathiques ! Et c’est suffisant.

 

Et puis, bien sur l’écriture… Chez Kevin Smith, j’attends religieusement chacun des dialogues. Pourquoi ? Car, tout le monde a déjà rêvé d’entendre ce genre de paroles dans la bouche d’un héros de film. Et ça ne manque pas. Entre la vulgarité habituelle et quelques scènes dont j’avais juste rêvé pendant tant d’année dans les thrillers ou les films d’horreur.  A part les dialogues avec un personnage, qui je trouve, sont chiants (Avec John Goodman en fait.), tout le reste passe très bien, et contrairement à Top Cops, on s’endort pas au milieu d’une phrase avant de se faire réveiller par les ronflements de son voisin.  


Maintenant, quand je regarde un film, je suis rarement seul. Non, chez Massgaming, on est pas des lovers, donc j’étais avec un ami. Que j’appellerai Monsieur Lapin. Et donc, ce Monsieur Lapin, après avoir regardé le film, on s’est regardé, et d’un regard, j’ai su qu’on avait pensé la même chose, ce film est improbable. Au possible. Au début, ça commence pas trop mal, un peu sympa, genre des jeunes qui vont a un gangbang, en mode foursome dans la caisse de papa/maman. Quand le film commence vraiment (au bout de 25 minutes en gros),  ça va encore… Par contre après, dans ce qu’on pourrait appeler « le second acte », la, c’est tout à fait improbable. Je ne dirai pas pourquoi, ça risquerait de vous spoiler le film, mais, y avait des meilleurs choix à faire que ça. Je ne dis pas que je suis bien placé pour conseiller Kevin Smith, mais par contre,  ça aurait pu être mieux, parce que entre ce second acte, et pire, la fin… Cette fin… Bon, elle ne rétame pas tout le film, mais on a l’impression que d’un coup, ils avaient plus de mémoire sur la caméra, alors hop ! On finit vite ! Donc, ça c’est foiré…

 

Bon, n’empêche que ça a le mérite d’être expliquer, ça pourrait être pire. On pourrait avoir une fin à la con, des scènes improbables sans aucunes explications, mais coup de chance, elles sont la ! Tout aussi improbable que les situations, mais y en a.

 

Mais pour rattraper le tout, Monsieur Lapin et moi, on a très bien compris les messages que le film passe. Entre le fanatisme idiot et minimum révoltant de certains catholiques (d’habitude, c’est les musulmans qui prennent, alors ça change.), les méthodes du gouvernement Américain vis-à-vis des terroristes et leur capacité à gérer une situation, et d’autres trucs du genre. C’est pas un film d’intello, c’est pas pour faire réfléchir  pendant deux heures, mais ça se pose là . Et c’est plaisant de voir tout ça, même si on aurait envie que ça dure plus longtemps pour profiter un peu plus de toutes ces critiques, mais dommage, tout a une fin.

 

Tout comme cette critique, déjà trop longue et chiante, que je vais finir en disant que ce n’est pas un excellent film, c’est presque un bon film, c’est un film sympa, c’est certain, mais c’est un bon Kevin Smith, de sûr.

 

7/10

Nirvana

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