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Mass Gaming

La Route

13 Août 2011 , Rédigé par Mass gaming - Lord[A]drae Publié dans #Cinéma

Salut à tous, c’est Lord[A]drae pour une nouvelle critique de film, cette fois-ci, La Route.

 

http://medias.jds.fr/article/22042/La_route_300.jpg

 

Un film de John Hillcoat, avec Viggo Mortensen, Kodi Smit-PcPhee et Guy Pearce, genre science-fiction/drame, d'une durée de 1h59 minutes, sorti fin 2009.

Ce film nous emmène sur une planète Terre ravagée par un cataclysme inconnu (2012 is coming). Nous plongeons sans plus de cérémonie dans la vie d’un père et de son fils qui tentent de survivre dans un monde sans pitié.

Le scénario nous fait plonger dans les travers les plus noirs de l’esprit humain. Ici, chaque humain est un morceau de viande potentiel, et votre meilleur pote, une fois mort et vos larmes séchées, vous remplira la panse. Un scénario mature donc, des scènes un peu gores qui pourront vous prendre aux tripes, tout en restant soft (pas de geyser sanguins ou de cervelle hors de leur boîte crânienne). Le gore est plus psychologique. En effet, le réalisateur nous décrit au travers des personnages l’horreur, la mort et la folie ambiante. Oubliez le monde à la Fallout, où les gens sont cool et forment des communautés pour reconstruire un semblant de civilisation, et où les méchants sont repérables par leurs fringues atypiques ou par leur taille et leur couleur verdâtre. Non, là les méchants ne s’affichent pas et vous agitent de la nourriture sous le nez avant de vous caler une balle dans la cervelle, et de vous dévorer, pour les plus chanceux. En effet la chute de toute règle éthique et de vie en société fait remonter les instincts les plus noirs de l’Homme, que je vous laisserai découvrir par vous-même …
Heureusement, tout le monde n’a pas perdu les pédales, et le père tentera de préserver son fils coûte que coûte, tentant de l’endurcir pour qu’il puisse survivre seul, en tentant de préserver la flamme d’innocence dans ce monde déchu, un peu comme on tenterait de laisser allumé un briquet en pleine tempête. Un scénario « musée des horreurs humaines » donc, malheureusement trop proche de la réalité, entrecoupé des souvenirs de « Papa » qui n’arrive pas à oublier son amour perdu.

Ce scénario noir et prenant est porté par une bande-son magnifique, principalement composée de piano. Les notes aigues portent l’horreur avec subtilité, et inspirent une solitude profonde. C’est doux, beau, et va parfaitement avec ce que l’on voit à l’écran.

La caméra et la mise en scène sont banales. De la technique, mais rien de particulier. Le tout fait son bien son travail, on n’en demande pas plus. Les décors sont bien faits, les ruines omniprésentes, le ciel toujours gris. Le seul rayon de soleil que vous verrez se trouve dans le regard du gosse.

Les acteurs sont bons. Vigo Mortensen a foutrement la classe avec sa barbe, et joue parfaitement le père protecteur. On y croit vraiment. Pour le fils, vu les choses qu’il voit, qu’un enfant ne devrait pas voir, on a du mal à capter les anomalies qui devraient en résulter. Mais on excuse le réalisateur, par ce qu’au final, ceux qui savent les effets que cela a se cachent bien de le dire, ou sont soit en hôpital psychiatrique, soit derrière des barreaux. Les autres personnages ne sont là qu’en coup de vent, on ne peut donc pas vraiment dire grand-chose sur eux.

Un film au scénario prenant, une fenêtre sur ce que deviendrait notre monde en cas de cataclysme, voilà ce qu’est La Route. Réservé à un public averti, les émotions qui s’en dégagent sont énormes. Vous ferez des grimaces, vous pleurerez (j’exagère hein), mais il y aura toujours ce petit sourire caractéristique de l’espoir. Un bon film.

 

7/10

Lord[A]drae

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