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Mass Gaming

[Critique] Lost Identity\wrecked

22 Octobre 2011 , Rédigé par Mass gaming Publié dans #Cinéma

Imaginez un mélange entre Seul au monde, pour la solitude et tout ce que ça entraîne comme réactions psychologiques, La trilogie Jason Bourne, pour l'amnésie, et un soupçon de The machinist pour la culpabilité. Et avec tout ça, on obtient :

 

Lost-Identity.jpg

Lost Identity, ou Wrecked pour les pays anglophones, donc déjà, le titre français ne ressemble à rien, on fout un autre titre anglais sur l’original, qui n’a aucun rapport juste pour que même les petits français puissent comprendre le titre facilement. Après, en affiche, on voit Adrian Brody avec une gueule de cadavre exhumé et le nez un peu ouvert, histoire de faire croire que dans ce film, il se passe des choses ! J’ai connu mieux comme début pour un film

Et, je vous le dis tout de suite, c’est faux. Dans ce film, il ne se passe rien.

Bon, soyons bref, ce film n’est pas bon. Voir même mauvais. Commençons proprement, si ce film a été foutu directement en DVD le 13 Septembre, c’est pour une bonne raison.

Déjà, Adrian Brody, ce mec, il est capable du pire (Predators) comme du assez bon (Splice) comme du franchement bien (Le pianiste), mais en ce moment, on est plutôt habitué au pire qu’autre chose. Tout va contre ce film… Je veux dire, il sort directement en DVD, Adrian Brody démotivé et qui se casse pas trop le fion en ce moment, et en plus, un réalisateur qui fait son premier film… Faut bien commencer un jour ! Mais on peut mieux commencer que ça !

 

Bon, allez, je me calme, et je commence vraiment ma critique…

 

Le sypnosis du film nous dit qu’en fait Adrian Brody a eu un accident de voiture, il se retrouve amnésique et bloqué dans la voiture en plein milieu de la forêt. Une chose en amenant une autre, il arrive à sortir de la voiture, blessé, il se trainera pendant tout le reste du film dans la forêt, et on le suivra dans sa « survie » en territoire inconnu et hostile qu’est la forêt à côté d’une grande ville Américaine. J’ai oublié un détail, la radio marchant à peu près, il entend que des cambrioleurs ont tué deux personnes dans une banque et sont partis avec tout l’argent à bord d’une voiture (dont j’ai oublié la marque) grise. Et ça tombe mal, Adrian est dans une voiture de cette marque, grise, avec un copain qui n’a pas survécu à l’accident sur la banquette arrière et dans le coffre, y a un sac plein d’argent. Bon, c’est peut-être une coïncidence. Qui sait ?

 

Personne ne le sait, mais personne n’a envie de le savoir. Le plus gros défaut de ce film, c’est son ennui. Là, déjà, si vous avez lu le résumé, vous savez déjà tout du personnage, ce qu’il arrivera sûrement s’il retourne vers la civilisation… Quel intérêt de regarder ce film dans ces conditions ? Puis, en plus, les (presque) flash-back confirment l’idée que le film ne vous apportera rien de plus ! Mais, je pense que le pire, c’est voir ce héros, auquel nous ne sommes pas du tout attachés, geindre de douleur, et passer par différent stade psychologique à cause de sa solitude… Et peut-être d’un traumatisme crânien. Les enjeux de ce film ne font rien pour arranger ça, pendant les 20 premières minutes du film, ou le héros est bloqué dans la voiture, notre cher accidenté tente de récupérer une pastille à la menthe qui est au niveau du pédalier de la voiture (il est assis à la place du mort si ça vous intéresse… Remarquez que c’est le seul qui n’est pas mort, et notez bien le nom de la place.) En fait, ce film est un appel à dire « MAIS PUTAIN, ON S’EN FOUT DE SA GUEULE ! »

 

Puis, bien sûr, comme ce serait trop simple de faire simplement un film ennuyeux, bah le réalisateur va coller une incohérence par minute. Sur 90, ça fait quand même beaucoup. Je vais vous citer les sympathiques quand même… La première survient dès que le héros peut sortir, la voiture est accidentée, mais on voit très bien qu’elle vient de plus haut puisque toute cette partie de la forêt est en pente et qu’elle est dans le sens de la pente. Donc, qu’est-ce que ferait une personne censée ? Bah, elle remonterait la pente, direction la route. Sauf que lui, c’est un peu un fou, du coup, il se barre vers le bas… Vers la direction ou il est sûr et certain de ne croiser personne pour l’aider. Comme ça, c’est bien, on va encore plus se faire chier !

Puis attendez, un moment, il part explorer vers le bas de la forêt puis en traversant une rivière, il se fait emporter par le courant, mais pendant… Je sais pas 5 ou 6 minutes, ça va sacrément vite et tout. Bah, une dizaine de minutes après, il retrouve la voiture accidenté… Techniquement, il aurait dû s’enfoncer bien plus loin. Non, non, lui, il remonte la pente, et bam, il retombe sur la voiture. Putain… Je vous dis pas mon cri d’horreur quand j’ai vu ça.

Bon, je pourrais vous citer le moment où il trouve un cadavre plus haut aussi, alors que la voiture a les deux portières fermées, et que le pare-brise n’est même pas complétement brisé.

Ou encore quand le héros à la jambe bloquée sous la boite a gant et qu’il ne pense pas à reculer son siège pendant 20 minutes. (Je ne sais pas si c’est possible sur une voiture américaine… Mais quand même, bordel.)

 

Mais, ça aurait pu être… Presque acceptable si la réalisation était bonne, mais non. Non, elle ne l’est pas. Classique, et même des fois incompréhensible. Y a des plans sur des buissons ou on entend juste le héros geindre pour se hisser jusque là, et puis on voit son bras d’abord… La première chose qu’on se dit c’est « PUTAIN ! UN ASTICOT GEANT ! » Bah non, en fait, c’est juste le bras d’Adrian Brody, suivi de son corps, qui rame du cul. Sinon, c’est classique au possible, je ne dis pas ça méchamment, que ce ne soit pas original, peu importe, je ne vais pas critiquer tous les films existants juste sous prétexte que la réalisation se ressemble. Mais, il y avait quelque chose à faire dans ce film… On pouvait instaurer une ambiance a la Twin Peaks, un genre de truc flirtant entre le réalisme et l’étrange. Ça aurait pu être mille fois mieux que ça ! Mais non, on se contente du classique en espérant qu’Adrian Brody fasse oublier le scénario, les incohérences, l’ennui, et la réalisation.

 

C’était sûrement trop de responsabilité pour lui, et du coup, il s’est sûrement deux bouteilles de vodka par jour tout en enchaînant les space cake et les fix d’héroïne. Parce que, la, c’est le summum. Il doit jouer un type qui a un faim, qui a soif, qui va crever s’il ne fait rien. Non, bah lui, il s’en fout. On n’a pas l’impression qu’il a besoin de manger, ou de faire quelque chose d’humain… Non, lui, il a une tête de type qui s’en branle. Du coup, on comprend pas du tout sa délivrance quand il trouve quelque chose à manger, ou bien quand il trouve de quoi boire et perso, ça m’empêche totalement de m’intéresser au personnage et de m’y attacher.

Bon, et pour le coup, ce n’est pas totalement de la faute de l’acteur, mais aussi celle du scénariste, les scènes ou tout à coup, la psychologie du personnage change à cause de sa solitude… Par exemple qu’il a une hallucination (ça arrive quelques fois.), mais la aussi, on dirait un mec qui s’en fout. A croire que lui, être amnésique, perdu et avoir une jambe cassée en plein milieu d’une forêt, ça l’intéresse autant que moi devant un match de foot.

 

Je sais pas, y a peut-être des gens à qui tout ça ne suffit pas. Certains se disent peut-être que le film pourrait avoir un bon enjeu au bout d’un moment, même si un peu emmerdant… Maintenant, qu’est ce qui fait un bon enjeu ? A part, l’intérêt du personnage, son histoire, bla bla… Un bon méchant aide beaucoup. Faut dire ce qui est, si on n’a pas une certaine menace dans un film, ça risque d’être chiant. Et la, c’est le summum, le méchant de ce film est un puma ! Ou un cougar, je sais pas trop. Et genre, les codes pour filmer une menace invisible genre film d’horreur en forêt sont tout à fait respecter, c’est-à-dire qu’on voit seulement sa petite queue de puma ou cougar, puis après, il revient plus proche et on le voit plus distinctement… Bon, je me suis rassuré en me disant que c’était pas un écureuil porteur de la peste bubonique, mais quand même… Résultat, on le voit trois fois, peut-être quatre, et bien sûr, on y accorde mais alors… Aucune importance. Quand on est pas attaché au héros, le fait qu’il puisse mourir déchiqueté par un animal sauvage… On s’en tamponne. Puis, je parlais de film d’horreur, mais là encore, normalement, il est censé tuer plusieurs personnes ce méchant… Mais la, il tue que dalle ! Même pas un rat.

 

Bon, maintenant y a un point positif, c’est qu’à la fin… Y a un rebondissement. Le genre de truc auquel personne ne s’attendait, c’était trop génial quoi ! Sauf que t’en as rien a pété, et autant dans un film Nolan tu fais : « Ah, putain, il m’a bien niqué ! » même si on commence à être doucement habitué maintenant. Autant la, tu fais juste : « Oh… Intéressant. ». Non, en fait, c’est vrai, cette fin aurait pu être correct, même si très mal amené, et encore vers la fin, ils insistent sur un personnage sans charisme juste atroce… Le désintérêt total permet deux choses : D’oublier le personnage, mais malheureusement aussi, de s’en foutre du rebondissement, et c’est dommage, ça partait d’une bonne intention, mais c’est foiré.

 

Allez, on va conclure vite fait, ne regardez pas ce film, conseillez le a des gens que vous aimez pas. Juste, pour finir en beauté, ce film n’a pas de BO, et les doublages ne sont franchement pas terribles. Et, pour encore rajouter de la beauté, je vais attribuer deux notes :

Pour le film :

2/10

 

Pour la capacité d’Adrian Brody à foirer sa carrière :

10/10

 

Nirvana

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