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Mass Gaming

[Test] Transistor

26 Mai 2014 , Rédigé par GreenStatik Publié dans #Test

[Test] Transistor

Bastion, ça vous dit quelque chose ? Si comme moi, vous aimez bien l'univers du jeu vidéo indépendant, je pense que le nom doit vous évoquer quelque chose, en effet. D'ailleurs, j'ai une confession à faire : à la base, le jeu ne m'avait jamais vraiment intéressé. Énorme erreur de ma part. Car, ouais, « y déchire sa race » et sur pas mal de points, d'ailleurs.
Il y a un an maintenant, Supergiant Games (la petite équipe ayant développé Bastion) a annoncé le développement d'un nouveau jeu. Répondant au doux nom de Transistor, les quelques artworks nous montraient un jeu ressemblant pas mal à Bastion au niveau de l'esthétique. Alors, simple copie ou jeu vraiment à part ? Qu'en est-il donc vraiment ?

Le jeu se déroule dans un monde futuriste où l'utopie n'est plus un simple rêve. Plus précisément, dans une ville nommée Cloudbank. Un soir, après un fabuleux concert de la ravissante Red, un drame vient troubler l'autre public : de nombreuses personnes disparaissent mystérieusement, sans laisser de traces. Le Process, représenté par une immense armée de robots, en est la cause. Une sorte de virus se répand dans toute la ville, touchant aussi bien les habitants que la ville en elle-même. Et de ce fait, cette dernière commence à changer petit à petit d'apparence.

Red est l'un des rares survivants de cette catastrophe. Malheureusement, le Process lui a volé sa voix durant le processus (un petit cookie pour cette blague, peut-être ?) et elle n'est plus capable de parler, ni de chanter. Mais ce n'est pas le cas de son compagnon, le Transistor, une grosse épée arborant un style très cyberpunk. Dans le même style que le narrateur de Bastion, le Transistor sort une phrase de temps à autre, discutant parfois avec Red ou faisant de multiples commentaires concernant la ville et les ennemis de Red.

S'aidant alors du Transistor pour combattre le Process, Red n'a en tête qu'un seul objectif : découvrir ce qu'il s'est passé et détruire le Process.

<center><i>Une très belle image des deux protagonistes.</i></center>

<center><i>Une très belle image des deux protagonistes.</i></center>

À l'instar de Bastion, Transistor est un Action-RPG. Néanmoins, on peut noter quelques grosses différences dans le gameplay. Alors que le Kid jonglait entre les différentes armes de son arsenal, Red, elle, utilise des compétences nommées « fonctions ». Parmi toutes ces fonctions, il est possible d'en choisir quatre et de les placer en tant que compétences actives, afin de pouvoir les utiliser n'importe quand durant les combats. Notez bien le mot « active », car toutes les fonctions ont aussi un effet passif, qui peut s'appliquer aux compétences actives, si les deux sont reliées. Une compétence pourra alors produire plusieurs projectiles, alors qu'elle n'en créait qu'un seul à la base, par exemple. Un second type de passif existe aussi pour chaque fonction, mais ces passifs s'appliqueront généralement à Red ou de manière générale sur toutes les fonctions actives.

Durant les combats, Red peut aussi utiliser le Turn(). Cette action permet d'arrêter le temps et de planifier une suite d'attaque. Une barre est visible en haut de l'écran à ce moment-là et chaque action effectuée durant le Turn() va vider cette barre, petit à petit. Certaines compétences sont aussi plus puissantes que d'autres et le coût d'utilisation durant le Turn() sera donc plus élevé. En quittant le Turn(), Red ne pourra plus utiliser ses compétences jusqu'à ce que la barre se remplisse à nouveau.

De manière générale, les combats sont plutôt bien amenés. Les points de vies des ennemis sont affichés, c'est plutôt dynamique et il y a une bonne balance entre le combat bourrin et la tactique. 

<center><i>Une bonne utilisation du Turn() peut sauver pas mal de situation.</i></center><center><i>Une bonne utilisation du Turn() peut sauver pas mal de situation.</i></center>

<center><i>Une bonne utilisation du Turn() peut sauver pas mal de situation.</i></center>

À la fin de chaque combat, Red reçoit un certain pourcentage d'expérience. Et à chaque fois qu'elle passe à un niveau supérieur, il lui est possible d'apprendre de nouvelles fonctions, mais aussi de débloquer de nouveaux emplacements de passifs et de déverrouiller des limiteurs. Ces limiteurs reprennent le concept des dieux de Bastion, augmentant le nombre de points d'expérience reçu après un combat, mais donnant au joueur une sorte de malus, rendant le jeu un peu plus difficile. En bref, un très bon système qui conviendra à tout le monde, étant donné qu'il est possible de choisir soi-même les malus.

Supergiant Games sont aussi connus pour leur potentiel musical. Et encore une fois, l'OST fait mouche. Pour faire simple, c'est juste excellent. Parmi les 23 musiques qui composent la tracklist, on retrouve plusieurs genres différents comme de l'Électro-Rock ou encore de l'Ambient, ce dernier étant beaucoup plus présent que le reste. C'est beau, il y a de jolies paroles, c'est parfois très rythmé, mais aussi parfois plus lent. Bref, un choix collant parfaitement au jeu.

<center><i>Un background plutôt intéressant et assez travaillé.</i></center><center><i>Un background plutôt intéressant et assez travaillé.</i></center>

<center><i>Un background plutôt intéressant et assez travaillé.</i></center>

Graphiquement parlant, on n'est pas en reste non plus. Certes, c'est de la 2D isométrique, mais il est possible de faire de très belles choses en partant de cette forme. Et c'est bien le cas ici : le design de Cloudbank est légèrement farfelu, mais ça brille dans tous les sens, c'est très coloré et c'est assez beau. Les quelques arrières-plans visibles sont vraiment sympas, aussi. Néanmoins, on regrettera le peu de variété dans le bestiaire des ennemis.

Autre point petit point noir du jeu : la durée de vie. À peu près 5 à 6h en ligne droite, sûrement un peu plus en activant tous les limiteurs, et quelques heures supplémentaires en prenant le temps de lire tous les journaux et faire tous les épreuves additionnelles des portes dérobées. C'est vraiment dommage, surtout qu'il y a matière à faire. Néanmoins, la fin et la présence d'un newgame + nous font oublier un peu tout ces petits problèmes et ça, c'est vraiment bien.

 

Conclusion :

 

Transistor est vraiment un vrai petit bijou dans son genre. Une direction artistique de fou, un système de combat équilibré, un univers très intéressant... Dommage qu'il ne soit pas plus long. Néanmoins, un grand bravo à l'équipe de Supergiant Games. En espérant qu'ils prennent encore le temps de développer un nouveau projet tout aussi génial que Bastion et Transistor.

 

Les + :

- Le Transistor.

- L'OST, juste magnifique.

- Le jeu est plutôt joli.

- Le système de fonctions.

- Un background sympathique.

- Une très belle fin, encore une fois.

Les - :

- C'est trop court, hélas...

- Un petit manque de variété dans le bestiaire.

 

 

18/20

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Informations complémentaires :

Disponible sur :

  • Steam : 18,99€.
  • Site officiel de Supergiant Games : 19.99$, soit 14,64€. Via Paypal et Amazon Payments, uniquement.
  • PSN : 18,99€.

 

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