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Mass Gaming

[Test] Resident Evil 6

8 Mai 2013 , Rédigé par Suicide-snake Publié dans #Test

[Test] Resident Evil 6

Resident Evil 5 était un petit peu une purge et c'était vraiment triste car le 4ème opus était vraiment très bon malgré l'autre navet de Ashley qui était juste très chiante et inutile. Depuis la sortie de RE 6, je vois partout des cris de haine, des tests assassins, des critiques de joueurs pleins de venin et j'ai donc décidé de retrousser mes manches et de tester le jeu notamment parce que Sipro me l'a vivement conseillé.

 

Le test va être découpé en plusieurs parties pour bien expliquer les différentes campagnes. Je vais tout d'abord parler des parties communes comme les graphismes et la bande-son mais attaquons d'abord la question du portage.

 

Celui-ci est plutôt bien réalisé, même s’il y a toujours de nombreux, mais rapides, chargements et que les modifications graphiques sont quasiment absente. Le jeu est sûrement très beau sur console mais sur PC, certains détails font un peu de peine à voir malgré une très bonne modélisation des personnages. Pour la bande-son, les musiques restent dans la même orientation que les anciens opus, les bruitages n'ont pas l'air d'avoir changé et les doublages sont excellents (pour la VO, je n'ai pas fait le jeu en français).

 

On a donc 4 campagnes avec des personnages différents à chaque fois, où les histoires finissent par s'entre mêler. Elles sont toutes composées de 5 chapitres et il vous faudra environ une bonne heure pour les terminer en mode normal, une très bonne durée de vie donc.

 

Pour la jouabilité, je conseillerais une bonne manette pour la gestion de la caméra et pour les QTE, deux choses qui sont apparemment abominables d'après mon confrère Greenstatik (qui a joué au clavier). Entre chaque mission, on peut débloquer des skills grâce à des points que l'on obtient dans le jeu mais c'est assez secondaire. Il y a aussi un classement en fonction des scores avec un rang et des trucs à gagner pour customiser votre dog tag (inutile). In game, vous pouvez utiliser une touche qui vous indique le chemin à prendre mais vu que tous les niveaux sont assez linéaires, ce n'est pas vraiment utile.

 

Bon, passons maintenant aux choses sérieuses avec la première campagne !

 

Leon et Helena :

(Les screens proviennent de la partie de Sipro et Greenstatik)

 

SADFACE

SADFACE

Tout commence dans une petite bourgade où le président des Etats-Unis vient de se transformer en truc dégueulasse qui mange des gens, c'est donc un petit peu gênant pour Leon qui était censé le protéger, le con, et il se retrouve obligé de le tuer et de faire équipe avec Helena une fille qui... Euh... Elle n'est pas très intéressante à vrai dire ( si vous vous intéressez à autre chose qu'à son décolleté, bien entendu ). Le duo découvre bien vite qu'un certain Simmons est derrière tout ce bordel.

 

Cette première campagne reprend un peu les anciens RE, avec des environnements comme des catacombes, des labos souterrains glauques et on a même le droit à un petit passage rappelant Raccoon City !

 

En soi, cette campagne est assez bonne, le travail sur l'ambiance est assez bon, le jeu essaye de nous faire peur de temps sans y parvenir, on retrouve 90 % du temps de bon vieux zombies lents et moches mais Capcom retourne dans les vieux travers en proposant une abondance de gunfight lors de certains passages qui pourrissent tout. Heureusement, on arrive généralement à les terminer assez vite.

[Test] Resident Evil 6

On a aussi le droit à quelques énigmes qui se résolvent en deux temps, trois mouvements. Durant cette campagne, on a le droit un scénario ultra nanardesque avec des cinématiques le sont tout autant, à l'image de cette scène où un téléphone portable sonne et qu'il y a un gros "suspens" quand la caméra se met à zoomer partout en faisant des " WROUF WROUF ", l'autre problème, ce sont les incohérences. Le jeu commence avec un Prelude qui nous apprend comment jouer et l'on revit cette scène un peu plus tard dans la campagne et... celle-ci est complètement différente pour une raison inconnue ou peut-être est-ce la fainéantise des scénaristes ? Sûrement. En tout cas, j'espère vraiment que le côté nanar est assumé sinon, c'est très grave car entre les ralentis trop hype et le boss trop vilain, trop méchant qui a plus d'évolution qu'un Pokemon et qui sont totalement improbable (dinosaure, mouche géante), on se demande ce que les scénaristes ont pu utiliser comme substance et l'on se le demande encore plus concernant les personnes qui validés certains trucs. Le jeu essaye notamment de nous faire ressentir des émotions notamment à travers le personnage de Helena sauf que ça tombe à plat.

POKEBALL, GO !

POKEBALL, GO !

L'IA est assez défaillante mais on va mettre ça sur le compte du background parce que les zombies ne sont pas censés être très intelligent. Par contre, notre partenaire est censé être humain mais il n'est pas super efficace et à parfois l'habitude de se placer devant votre viseur mais il est quand même suffisamment réactif pour vous sauver la vie en cas de pépin (quand vous avez plus de vie, vous tombez à terre et votre coéquipier peut venir vous réanimer ). Donc malgré certains défauts donnant un lot de facepalm comme les collisions au corps à corps et le personnage qui trébuche sur les corps.

 

On prend au final quand même du plaisir sur cette campagne qui, dans les meilleurs moments (comme la fin), nous rappelle un peu Resident Evil 2 et 4.

Oh, ce beau sourire Colgate !

Oh, ce beau sourire Colgate !

J'ai une bonne nouvelle, je sais piloter un avion !

J'ai une bonne nouvelle, je sais piloter un avion !

Putain, heureusement que tu savais piloter l'avion !

Putain, heureusement que tu savais piloter l'avion !

Chris et Piers :

 

On arrive au sujet qui fâche, la campagne Gears of War du jeu. C'est simple, si on passe un bon moment avec Leon et Helena, on en passe un très, très mauvais ici. Capcom a tout simplement fait ce qu'il ne fallait pas faire, basé le jeu sur l'action.

 

On arrive donc en Chine en compagnie du duo pour stopper une épidémie à coups de gros flingues et là, le calvaire débute... Vous prenez tous les défauts de la première campagne et vous ajoutez la caméra trop proche du perso qui nique la visibilité, le flou lointain dégueulasse, les gunfights interminables et injouable à cause de la rigidité du gameplay, le système de couverture qui demande presque une 3ème main, un scénario totalement bidesque avec des tentatives de "séquence d'émotions" concernant le massacre de l'équipe de Chris et qui se vautre littéralement, les tirs d'armes qui font tomber à terre, un boss de fin absolument horrible à cause de l'IA totalement bugué de Piers (ce problème est absent, si vous jouez de son côté ou a deux, évidemment). Il n'y a que la toute fin qui contient des moments plutôt cool dans un environnement sympa et en calmant les gunfights mais c'est tout.

BROUAAAAM PARTY ROCK IN THE ASS TONIGHT ! EVERYBODY GOT PAIN IN THE ASS !

BROUAAAAM PARTY ROCK IN THE ASS TONIGHT ! EVERYBODY GOT PAIN IN THE ASS !

Cette campagne, c'est le moment d'expérimenter les nouveaux mouvements comme le système de couverture (totalement merdique et qui s'enclenche une fois sur deux), la glissade qui est plutôt utile et le fait de pouvoir tirer allonger aussi.

 

Comme je le disais plus haut, l'IA n'est pas très développée mais c'est encore pire ici car on a une équipe avec nous et c'est une véritable catastrophe... Entre les combats à mains nues d'autistes, les ennemis qui passe à côté de nous sans nous voir, les alliés qui "surveille" les murs et tout un tas d'autres trucs absolument improbable. L'autre problème, c'est que cette campagne basée sur l'action nous met constamment en manque de munition, ce qui était cool pour le côté horrifique et stressant de la première campagne est juste totalement irritant ici.

Hmmm, Jean-Marie O'Neal, c'est ça votre nom ?

Hmmm, Jean-Marie O'Neal, c'est ça votre nom ?

Hmmm, Piers O'Neal c'est ça ? Je crois que je commence à comprendre...

Hmmm, Piers O'Neal c'est ça ? Je crois que je commence à comprendre...

Il n'y a pas tout à jeter, on a quand même le droit à quelques environnements variés et une fin plutôt sympathique comme je l'ai dit plus haut et on a le droit à quelques séquences qui change comme une phase de conduite, du shoot en hélicoptère. De plus, on découvre un nouveau défaut du jeu avec cette campagne : certaines scènes se répètent.

 

En effet, il y a certaines que l'on a déjà joué avec d'autres personnages et que l'on doit se retaper avec Chris et Piers.

Qu... Qu'est ce que tu fais Leon ? LEON ! LEEEEEEEOOOOOON !

Qu... Qu'est ce que tu fais Leon ? LEON ! LEEEEEEEOOOOOON !

Ahahah ! Regarde ce que j'ai trouvé en toi !

Ahahah ! Regarde ce que j'ai trouvé en toi !

Je profite de cette campagne pour parler des QTE qui sont omniprésentes pour ouvrir une porte, ramper lors de certaines scènes, pour se défaire d'un ennemi qui nous a chopés au corps à corps. Certaines méritent un peu de concentration mais la plupart sont juste là pour... pour pas grand-chose en fait...

 

Enfin pour terminer sur une bonne note, la campagne offre des environnements assez variés et il y a un bestiaire assez varié mais ça ne rattrape pas le reste et on se tape en plus une incohérence (on récupère un fusil dans une séquence qui se passe dans le passé et qui se retrouve directement dans nos mains dans le présent, lolwut).

[Test] Resident Evil 6
L'IA est très réactive...

L'IA est très réactive...

Jake et Sherry :

 

Nouveau duo ave un personnage de Resident Evil qui a... plutôt bien grandi et pour cette partie-là, j'ai décidé de jouer du côté du personnage secondaire (ce qui ne change pas grand-chose en fait).

 

Eh bien, je tiens à dire que cette campagne est vraiment pas mal ! Le gros problème, c'est que là aussi, on rejoue un peu trop des passages déjà vus, mais on a plein d'autres trucs sympa comme ce gros monstre quasi invincible et qui surgit un peu partout dont la gueule et l'attitude rappellent un peu le Nemesis de Resident Evil 3. Le chapitre où l'on doit traverser la zone en évitant de se faire repérer par ledit monstre est d'ailleurs assez sympathique. Il y a un bon équilibre en les gunfights et les passages d'ambiances. On a des scènes assez variées de conduite, de gunfights et on sent que les développeurs se sont lâchés sur le côté nanar avec plein de gros ralentis et une tonne de scène totalement improbable.

 

Le duo en lui même est plutôt sympathique dans l'opposition des caractères même si le côté " Jake est un gros badass qui saute sur Sherry pour la sauver " est un peu trop présent.

 

Je suis faible et je suis une femme Jake...

Je suis faible et je suis une femme Jake...

Un truc qui m'a bien fait rire. En ce moment, il y a de nombreux débats sur le féminisme ou plutôt son absence dans le jeu vidéo et Capcom nous abreuve de sexisme, surtout dans cette campagne où Sherry se retrouve quasiment nue à un moment du jeu.
 

 

 

Ah, Capcom...

Ah, Capcom...

Là, l'ennemi essaye de me frapper à travers le mur

Là, l'ennemi essaye de me frapper à travers le mur

 Malheureusement, les problèmes précédents sont toujours présents. On a donc une IA totalement attardé mais le gros point de noir de cette campagne est... La phase d'infiltration ! Alors ça, le gameplay est bien varié, c'est sûr mais là, c'est totalement improbable notamment à cause du fait que les ennemis spawn à l'infini si vous vous faites repéré, trop fun quoi ^^

 

On a là aussi le droit a une incohérence bien grosse avec une arme que l'on débloque entre deux chapitres et qui se retrouve directement dans nos mains, ok.

 

Enfin, il y a eu un petit travail sur la disponibilité des munitions qui est savamment dosée pour cette campagne.

 

Hormis le fait de se retaper le passage très lourd dans la ville enneigé avec Chris et Piers, il n'y a pas de moments désagréables pour véritablement irritant. Même le combat contre le boss en 3 phases est plutôt sympathique. 

Malheureusement, les problèmes précédents sont toujours présents. On a donc une IA totalement attardée mais le gros point de noir de cette campagne est... La phase d'infiltration ! Alors ça, le gameplay est bien varié, c'est sûr mais là, c'est totalement improbable notamment à cause du fait que les ennemis spawn à l'infini si vous vous faites repéré, trop fun quoi ^^

 

On a là aussi le droit à une incohérence bien grosse avec une arme que l'on débloque entre deux chapitres et qui se retrouve directement dans nos mains, ok.

 

Enfin, il y a eu un petit travail sur la disponibilité des munitions qui est savamment dosée pour cette campagne.

 

Hormis le fait de se retaper le passage très lourd dans la ville enneigé avec Chris et Piers, il n'y a pas de moments désagréables pour véritablement irritant. Même le combat contre le boss en 3 phases est plutôt sympathique.

Oui, y a un air de famille et en plus, il a la coiffure de Leon

Oui, y a un air de famille et en plus, il a la coiffure de Leon

Je... Je ne veux pas subir ça...

Je... Je ne veux pas subir ça...

Allez, une petite dernière de la part de Capcom

Allez, une petite dernière de la part de Capcom

Ada Womb Wong :

 

Dernière campagne qui permet enfin de contrôler un personnage cool de la série. Femme fatale et mystérieuse, bien évidemment. Le scénario est plutôt sympathique dans cette campagne et nous épargne la présence de gros moments nanardesque. Non, car cette fois, ON DROIT A DU BATMAN ! 

 

Ada possédant un grappin, on a le droit à plein de phases où il faut grimper où de cinématique où la belle se la joue voltigeuse de Gotham ou lorsqu'elle sauve la jeune Sherry qui donne vraiment un gros air Batmanesque à la donzelle, bravo !

BatAda et sont décolleté se prépare à l'action

BatAda et sont décolleté se prépare à l'action

NANANANANA !

NANANANANA !

Ada est la seule campagne où l'on est seul (même s'il y a la possibilité d'y jouer en coop, le second joueur dirigeant un soldat muet et qui n'existe pas dans le background) et qui est basé sur... l'infiltration... Heureusement, ce n'est pas un carnage comme pour la campagne précédente ! L'arbalète est notamment très utile pour tuer les ennemis discrètement, il y a des bouches d'aérations pour contourner et les ennemis n'arrivent pas à l'infini si on se fait repérer.

 

Le but de cette campagne est notamment de boucher les trous des précédentes campagnes et on traverse donc les anciens environnements, on pourra donc se plaindre du manque de diversité contrairement aux autres.

On peut tuer discrètement les ennemis en passant par derrière

On peut tuer discrètement les ennemis en passant par derrière

Bref, il n'y a pas grand-chose à dire sur cette campagne hormis le fait qu'elle est sympathique et intéressante.

 

Concluons donc sur ce mirifique jeu qu'est Resident Evil 6. On a donc 3 campagnes correctes pour une seule purge, ce qui en soit est plutôt un bon ratio. Malgré tout, le scénario est plus con qu'un balai avec des dialogues et des séquences à la limite du nanar. On hurle sur certaines séquences abusées, sur plein de petits détails à la con mais le jeu est finalement jouables et relativement diversifié et intéressant avec une bonne durée de vie et sûrement très bon en coop. A 15 €, le jeu est plutôt une bonne affaire et est bien meilleur que le précédent opus.

 

Les + :

 

- Une bonne durée de vie

- Une histoire intéressante pour Ada

- Une bonne optimisation

- Des phases de jeu assez diversifié

- On voit du pays

- On passe quand même de bons moments

- Des QTE bien trouvé...

 

Les - : 

 

... D'autres beaucoup moins

- Pas très beaux

- La campagne de Chris et Piers, une purge

- La rigidité du gameplay

- Nanar assumé ?

 

 

 

 

13,5/20

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